Bien plus qu’une simple épice, cette plante vivace originaire d’Asie s’impose aussi comme un remède efficace contre les troubles digestifs, à condition de l’utiliser correctement.
Utilisé depuis plus de 3 000 ans pour ses vertus médicinales, le gingembre suscite au fil du temps un intérêt scientifique grandissant.
Si de nombreuses recherches sur les animaux et en laboratoire mettent en évidence ses propriétés antioxydantes et anticancéreuses, ce sont surtout les essais cliniques chez l’être humain qui dévoilent tout le potentiel thérapeutique de cette racine polyvalente.
Que vous soyez sujet à des douleurs d’estomac, des ballonnements, des reflux, des gaz, des nausées ou simplement à un inconfort digestif, cette plante ancestrale pourrait bien être la réponse à vos maux. Son efficacité repose sur sa richesse en composés bioactifs.
Parmi ceux-ci, le gingérol, le shogaol et la zingerone jouent un rôle essentiel dans la protection de l’estomac et la modulation du système nerveux. Selon The New York Times (NYT), ces molécules interagissent avec divers récepteurs de l’organisme, notamment 5-HT3, impliqué dans la régulation des nausées, et TRPV1, associés à la perception de la douleur.
Une solution accessible à tous
En agissant sur ces récepteurs, le gingembre aide à apaiser les inconforts digestifs et certaines douleurs abdominales. « Nous vivons dans un monde où nos patients disposent d’une multitude d’options thérapeutiques, souvent coûteuses et accompagnées d’effets secondaires. Il est fascinant de constater que les solutions les plus simples passent parfois inaperçues », confie au NYT Joshua Forman, gastro-entérologue au centre médical St. Joseph de l’Université du Maryland, qui recommande fréquemment le gingembre à ses patients.
Ce qui distingue particulièrement cette racine des traitements classiques, qu’ils soient naturels ou médicamenteux, c’est son profil de sécurité remarquable : elle ne présente aucun effet indésirable connu lorsqu’elle est consommée aux doses appropriées.
Le gingembre s’intègre aisément à l’alimentation quotidienne, chacun pouvant choisir la forme qui lui convient le mieux. D’autant que sur le marché, il se décline sous de multiples formes : frais, en poudre, en infusion, en gélules, en pastilles à mâcher ou incorporé à des boissons.
Comment consommer le gingembre ?
Pour un usage véritablement thérapeutique, certains spécialistes privilégient les capsules de poudre de racine, qui permettent un dosage précis et constant, contrairement aux préparations culinaires.
Selon The New York Times, les études cliniques ont testé des doses comprises entre 500 et 1 500 milligrammes par jour, réparties en plusieurs prises, avec un maximum recommandé autour de 1 à 3 grammes quotidiens.
Au-delà, il existe un risque d’irriter le système digestif, provoquant davantage de brûlures, de reflux ou de douleurs abdominales. Le Dr Forman, par exemple, préconise 500 mg deux fois par jour pour apaiser les nausées ou l’indigestion. Cette posologie reste toutefois indicative, chaque patient réagissant différemment selon son état de santé, ses traitements et sa tolérance individuelle.
