Zéro déchet : les boîtes consignées refont surface dans la restauration

Une boîte consignée de Reconcil, startup basée à Paris

 

De plus en plus de restaurants, food-truck ou cantines d’entreprise remplacent les emballages jetables par des boîtes consignées pour les plats à emporter. Objectif : réduire l’impact écologique désastreux de la livraison rapide de repas.

Pourquoi jeter l’emballage au lieu de le ramener et en utiliser un autre ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à opter pour un repas à emporter à midi au bureau, dans un parc ou même chez soi car c’est plus pratique. Le marché de la restauration rapide enregistre ainsi une croissance annuelle autour des 5 %. Et la croissance du chiffre d’affaires va de pair avec l’augmentation du nombre d’emballages plastiques qui finissent dans la poubelle. Chaque jour plusieurs centaines de milliers d’emballages sont jetés ou incinérés rien qu’à Paris.

Heureusement, une solution des années 1980 a refait surface ces dernières années : l’emballage consigné. Plutôt que de jeter un tas d’emballages à chaque repas, alors qu’on va souvent dans le même restaurant, pourquoi ne pas ramener l’emballage de la veille et en utiliser un autre tout propre ? Plusieurs startups travaillent à développer cette pratique éco-responsable en partenariat avec des restaurateurs.

Possibilité de rendre sa consigne et reprendre sa boîte

C’est le cas de RECONCIL, une jeune société parisienne qui s’est lancée dans la consigne pour la restauration à emporter. Elle loue des boites en plastique réutilisables ou en verre et propose un service de lavage de ces boîtes aux restaurateurs. Ces derniers acceptent volontiers puisqu’ils ont l’occasion de changer leurs pratiques et fidéliser leurs clients en voie de transition. Le consommateur devra payer 3 euros de consignes la première utilisation et ramener chaque fois le contenant pour en prendre un autre, quel que soit le restaurant partenaire de la jeune société. Le jour où il le souhaite, il peut rendre sa consigne et reprendre sa boîte. En un an, RECONCIL dit avoir déjà sauvé de la poubelle plus de 15 000 emballages.

A Bordeaux et à Toulouse la consigne refait aussi surface

A Toulouse, la coopérative En boîte le plat collabore avec 13 restaurants pour l’utilisation de ses boîtes en verre Duralex, garanties à vie et consignées à 5 euros. L’entreprise s’occupe de la collecte des boîtes sales dans les restaurants et de leur nettoyage dans des « éco-laveuses ». A Bordeaux, la startup BoxEaty fournit, pour 4 euros l’unité, des contenants en verre Luminarc à une dizaine d’enseignes. « En trois mois de test, 4 000 emballages ont été évités, on veut vraiment changer les façons de consommer », a confié sa cofondatrice Estelle Fillette.

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