Dans l’assiette des astronautes d’Artemis II

Les quatre membres de l’équipage de la mission lunaire bénéficient d’un choix culinaire étonnamment diversifié. Plongée dans ce qui constitue l’une des réalités les plus insolites de la vie en orbite.

Lancée le 1er avril depuis le Centre spatial Kennedy, la mission Artemis II marque le retour, pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, d’un équipage humain en route vers la Lune.

À bord de la capsule Orion, aménagée dans un espace vital d’à peine 17 mètres carrés, prennent place quatre astronautes : l’Américain Reid Wiseman, commandant de bord, ses compatriotes Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen.

Si l’exploit technologique retient évident l’attention, une question plus terre-à-terre est revenue plusieurs fois dans le débat public : que mangent donc les astronautes là-haut ? La réponse, fournie par la NASA, est nettement plus appétissante qu’on ne pourrait l’imaginer.

Selon le site officiel de l’agence spatiale américaine, l’équipage dispose d’un menu comportant pas moins de 189 références distinctes, couvrant petit-déjeuner, déjeuner et dîner pendant les dix jours de mission.

Du couscous aux étoiles au mac & cheese orbital

Ce nombre, surprenant compte tenu de l’exiguïté du module, illustre sans doute l’importance que la NASA accorde à l’équilibre nutritionnel et au moral de ses astronautes lors des expéditions prolongées.

Au rayon boissons, 43 doses de café ont été embarquées, accompagnées de neuf autres options incluant du thé vert, de la limonade et un smoothie mangue-pêche. Et pour accompagner tout cela, 58 tortillas —  incontournables en milieu spatial grâce à leur praticité — ont été soigneusement conditionnées.

Pour les plats salés, les membres de l’équipage peuvent choisir entre une quiche aux légumes, des saucisses de petit-déjeuner, du couscous aux noix, un macaroni au fromage ou encore des haricots verts épicés, parmi d’autres propositions savoureuses.

Côté douceurs, amandes enrobées de chocolat, gâteaux, tablettes, cobblers, cookies et puddings figurent au programme. Cette diversité culinaire répond à des impératifs de confort psychologique et de bien-être global.

La lyophilisation, pilier de l’alimentation spatiale

D’après E! News, des études de la NASA montrent que la monotonie des repas peut peser sur le moral des astronautes durant les missions longues, et que la qualité perçue des plats influence directement la cohésion et les performances de l’équipage.

Le procédé qui rend ces repas possibles en apesanteur se nomme la lyophilisation. Utilisée depuis des décennies et régulièrement perfectionnée, cette technique de déshydratation avancée consiste à extraire toute l’eau contenue dans les aliments avant le départ.

Résultat : des portions ultra-légères, faciles à stocker, résistantes au temps et parfaitement adaptées aux contraintes de masse et de volume imposées à chaque mission. Pour les consommer, les astronautes n’ont qu’à injecter de l’eau dans le sachet, patienter le temps que la réhydratation s’opère… et déguster.

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