Chocolat de Pâques : derrière les emballages colorés, la vérité sur ce que vous mangez vraiment

Des analyses en laboratoire, des spécialistes et des maîtres chocolatiers dévoilent la véritable composition de ces douceurs souvent associées à Pâques, leurs bienfaits démontrés par la science, ainsi que les nombreux mythes qui continuent de les entourer, faisant du chocolat l’un des aliments « favoris des Français ».

C’est le rendez-vous gourmand du printemps. Poules en chocolat, lapins moulés, œufs pralinés disséminés dans les jardins… À l’occasion des fêtes de Pâques, les Français se précipitent sur toutes les déclinaisons possibles de cette friandise incontournable qu’est le chocolat.

Mais derrière les emballages colorés et les promesses de douceur, que trouve-t-on réellement dans ce que l’on déguste ? Un reportage diffusé cette semaine au 20h de France Télévisions a mené l’enquête, des rayons de supermarchés jusqu’aux laboratoires de chimie, en passant par les ateliers d’artisans chocolatiers.

Il en ressort que de nombreux produits que les consommateurs assimilent au chocolat n’en sont en réalité qu’une imitation. Pourtant, rares sont ceux capables de distinguer un véritable chocolat d’une simple confiserie chocolatée.

De la confiserie de chocolat

Reproduite par un chimiste sollicité par France Télévisions, cette dernière se compose majoritairement de sucre, de poudre de lait, de graisses végétales (huile de palme ou beurre de karité) et d’à peine 6% de cacao, l’ingrédient de base du chocolat.

« C’est étonnant, parce qu’on ne se rend pas compte à quel point c’est disproportionné. Finalement, je suis en train de manger tout ça de sucre, tout ça de mauvaise matière grasse, des arômes. Et il n’y a que ça de chocolat », commente le chimiste.

« Peu importe s’il n’y a pas beaucoup de chocolat, tant que je me fais plaisir », confie un père de famille croisé en supermarché. « Ce sont des marques qu’on connaît, qu’on apprécie. Ce n’est pas toujours la recette idéale, mais on peut bien se faire plaisir de temps en temps », ajoute une cliente.

L’importance de la lecture des étiquettes

Ce type de produit n’a rien d’illégal, à condition de ne pas être vendu sous l’appellation “chocolat”, une nuance que beaucoup de consommateurs ignorent. D’où la nécessité de lire attentivement les étiquettes pour distinguer le vrai du faux.

En effet, l’ordre des ingrédients sur un emballage indique leur proportion dans la recette : plus un ingrédient apparaît tôt, plus il est présent en quantité. Selon la réglementation européenne, un chocolat au lait authentique doit contenir au minimum 25% de cacao.

Or, dans de nombreux chocolats de Pâques disponibles en grande surface, le sucre arrive largement en tête, bien avant le cacao. Et les proportions exactes ne sont pas toujours renseignées, ce qui complique la tâche des consommateurs les moins avertis.

Laisser un commentaire